Archive pour le ‘Méthodes’ catégorie

Organisation personnelle GTD : la méthode de David Allen (livre)

22 juin 2010

Le livre de David Allen est disponible en français depuis 2008 et nous avons omis de le signaler !
La méthode « Getting Things Done » consiste à proposer une organisation personnelle pour être efficace et faire avancer vraiment ses tâches et ses projets.
Comme toutes les méthodes, elle est discutable, mais il est nécessaire de la connaître avant de la critiquer, de l’adapter à son propre cas ou en proposer une autre !

S’organiser pour Réussir : Getting Things Done (méthode GTD)
David Allen. Publié le 10/03/2008 aux éditions Leduc.S Editions.

Thêmes :
Gestion de projet, Méthodes et outils, Référence

Présentation :
Votre efficacité est directement proportionnelle à votre capacité de vous détendre. Ce livre va transformer radicalement votre manière de vivre et de travailler. Travailler sereinement, en faire plus sans multiplier vos efforts : tel est l’objectif des conseils et des stratégies que je présente dans ce livre. Vous faites peut-être partie de ces personnes qui, comme moi, aiment faire les choses jusqu’au bout, mais qui souhaitent en même temps savourer chaque moment de la vie. Et cela peut vous sembler difficile – sinon impossible – à réaliser quand votre charge de travail devient trop écrasante. Ces deux aspirations ne sont pourtant nullement contradictoires. Il est tout à fait possible de travailler efficacement tout en vivant pleinement le moment présent. « . David Allen

David Allen. David Allen est l’un des théoriciens de la productivité et de l’efficacité professionnelle les plus influents du monde. Consultant en gestion et coach pour les cadres supérieurs, il donne des conférences et des séminaires sur l’efficacité professionnelle dans les plus grandes entreprises et organisations internationales. S’organiser pour réussir a été publié dans le monde entier.
 

Table des matières :
L’ART DE BIEN FAIRE LES CHOSES
Nouvelle réalité, nouvelles pratiques
Diriger votre vie : cinq étapes pour maîtriser le flux du travail
Mettre en route des projets : les étapes de la planification de projet
LES PRATIQUES DE PRODUCTIVITÉ SANS STRESS

Préparatifs : temps, espace et outils
La collecte : regrouper vos affaires en suspens
Le traitement : vider votre boîte d’entrée
L’organisation : établir les bonnes catégories
L’examen : garantir la bonne marche de votre système
L’action : faire les bons choix
La planification verticale des projets
LES PRINCIPES FONDAMENTAUX ET LEUR IMPACT
L’impact des pratiques de collecte

L’impact de la décision sur la première action
L’impact de la focalisation sur le résultat



287 pages. Broché.
xx cm.


 

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Matrice WBS (suite)

17 mai 2010

On peut dire aussi que pour les études, on étudie des systèmes fonctionnels que l’on peut regrouper par destination sur l’ouvrage final. Si on appelle FBS les systèmes fonctionnels (Functional Breakdown System), le GBS les localisations sur le site (Geographical Breakdown Structure), et l’ABS les activités à déployer (Activity Breakdown Structure), on peut noter que l’on croise l’ensemble de ces structures arborescentes hiérarchique par la formule suivante :
Etudes = GBS x FBS x ABS
Pour les approvisionnements, on peut dire que l’on achète ou fabrique des équipements et matériels (PBS, Product Breakdown Structure) que l’on peut regrouper par localisation de destination, on écrit :
Approvisionnements = GBS x PBS x ABS
Pour la construction, on installe des équipements dans des zones géographiques, ou on y construit des ouvrages, on écrit :
Construction = GBS x PBS x ABS
Pour les essais, on teste les systèmes que l’on a étudiés par localisation. On écrit :
Essais = GBS x FBS x ABS
Puisque chaque phase est décrite par 3 dimensions, on peut schématiser l’ensemble des travaux à effectuer (WBS, Work Breakdown Structure) par le schéma suivant :
1
Pour la construction par exemple, une tâche sera à l’intersection des structures GBS, PBS et ABS. Une tâche est en fait un petit cube à l’intérieur du cube sous la phase.
2
Une tâche a des propriétés en termes de durée, successeur, ressources affectée…
Puis, vient se greffer l’organisation aux travaux (OBS, Organisation Breakdown Structure). C’est encore une structure arborescente hiérarchique composée de départements, services, disciplines, puis prolongée par les ressources nominatives ou génériques (RBS, Resource Breakdown Structure). L’OBS est matriciel par rapport au schéma ci-dessus, il englobe toutes les boîtes. Concrètement, c’est lorsque que l’on affecte des ressources au planning que l’on établie le lien entre toutes les structures.
Finalement, il y a donc une 5ième dimension pour décrire un projet : l’OBS. A noter que les lots de travaux se situent à l’intersection de l’OBS avec les 4 autres structures (GBS, PBS, FBS, et ABS).
Or une structure arborescente hiérarchique peut être représentée en 3D et projetée sur un plan, conformément à la figure ci-dessous :
3

Puisque qu’il y a 5 surfaces, on peut représenter le projet par une pyramide 3D (pentaèdre), comme présenté sur la figure suivante :
4
Les faces incorporant la projection des structures arborescentes hiérarchiques GBS, PBS, FBS, et ABS, et la base étant l’OBS. Une tâche planning est donc, dans cette représentation, une petite pyramide 3D à l’intérieur d’autres pyramides, à l’intersection de toutes les structures.
Dans structure par cubes on raisonne en termes de dimensions par phase, alors que dans cette vision, on raisonne en termes de projection sur des surfaces et pour l’ensemble du projet.
Il en résulte de l’extraction des petites pyramides 3D la liste des tâches structurée d’un planning (WBS, Work Breakdown Structure) et de la structure pour l’estimation et la gestion des coûts (CBS, Costs Breakdown Structure).
Un WBS de niveau 2 intègre 2 niveaux de GBS, PBS, FBS, et ABS, et ainsi de suite ; pour le CBS, le PBS est plus détaillé et l’ABS moins détaillé.

Jean-Yves Moine

Gestion de projet : le modèle automobile

9 mai 2010

La matrice WBS à quatre dimensions : « WBS Matrix » (première partie)

28 avril 2010

Quand il s’agit de planifier un projet de type EPC (Engineering, Procurement, Construction) comme une usine, un réseau de tramways ou autres, on sait qu’il faut commencer par le décomposer en éléments simples, d’une manière hiérarchique. On part du haut et on découpe le projet en tâches élémentaires pour bâtir ce que l’on appelle l’Organigramme des Tâches ou WBS, il s’agit ici des travaux à effectuer. On identifie aux nœuds du WBS les lots de travaux et on leur assigne un responsable unique.

Je propose une approche quelque peu différente.

Il a été constaté que tous les projets ont à peu près la même structure de découpage. Par exemple on commence toujours par étudier d’une manière générale puis détaillée, chaque discipline étudie les systèmes de sa spécialité. On achète toujours les équipements après la spécification, on regroupe parfois les commandes par lots de fournisseurs, on fabrique ou achète et on transporte des équipements, par lot aussi, on installe les équipements et matériels dans des zones géographiques correspondant à des localisations au sein de l’ouvrage, puis on teste à la fin les systèmes que l’on a étudié.

On peut imaginer le projet divisé par exemple 4 ensembles qui seraient : Etudes, Approvisionnements, Construction et Tests. Ce sont les phases du projet, qui s’enchaînent dans l’ordre chronologique et se lisent de la gauche vers la droite.
Matrice WBS 4D
Je dis simplement que les tâches du projet se situent à l’intersection de ces phases, les tâches peuvent être représentées comme des croix dans ces 4 ensembles.

Or les phases se composent de 3 sous ensembles en général. Et il est proposé de mettre un nom sur chaque sous ensemble. On appelle ABS la liste des activités à déployer, on appelle PBS la liste des produits, GBS la liste des zones géographiques, FBS la liste des systèmes à étudier et à tester, les Disciplines correspondent au métier (mécanique, électricité…), et on distingue aussi une notion de lots dans le sens regroupement.

Alors pour les études, comme on étudie des systèmes fonctionnels par discipline et que l’on déploie des activités (spécification, note de calcul, flow diagrams…), on peut écrire que les études peuvent se décomposer en 3 sous ensembles (Discipline, FBS, ABS) qu’il faut croiser pour obtenir la liste des tâches. On écrit : WBS études = Discipline x FBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

Pour les approvisionnements (consultations jusqu’à la fin du transport), on regroupe souvent les commandes par lots, les équipements et matériels en fait (le PBS). On a : WBS approvisionnements = Lots x PBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

Pour la construction, on monte et installe des équipements et matériels dans des zones géographiques. On écrit : WBS construction = GBS x PBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

Et enfin pour les tests, on teste les systèmes fonctionnels (FBS) par disciplines. On obtient : WBS tests = Discipline x FBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

On a donc 4 ensembles « phases » qui se divisent chacun en 3 sous ensembles.

Je dis simplement que la liste des tâches structurée se situe à l’intersection de tous ces ensembles.

Concrètement il faut raisonner avec des matrices, des tableaux à 2 dimensions mettant en relation toutes les listes. Par exemple, pour les études, on fait un tableau avec sur l’axe des x l’ABS et l’axe des y le FBS, et on met des croix quand il y a des activités à déployer sur les systèmes. Ensuite on fait un autre tableau avec sur l’axe des x les Disciplines et l’axe des y le FBS, et on met des croix quand un système appartient a une discipline. On met côte à côte ces 2 tableaux et on obtient un tableau à 3 dimensions. On en déduit la liste des tâches études en analysant toutes les correspondances. Il est possible de mettre un numéro d’ordre entre le FBS et l’ABS au lieu de mettre des croix, ainsi les tâches obtenues sont déjà pré-ordonnancées. On fait la même chose pour les autres phases.

Quand il s’agit de faire un planning, je propose d’utiliser cette méthode couplée à un petit programme VBA EXCEL permettant de générer toutes tâches. Il suffit alors d’importer la liste des tâches, avec leurs codes associés, dans l’outil de planification. Ceci permet d’obtenir rapidement des plannings très structurés.

Jean-Yves Moine

La note de cadrage

29 octobre 2009

La note de cadrage est un document qui se doit volontairement succinct sans masquer les incertitudes. Son objectif : rendre l’idée du projet compréhensible à tous ! Un bon moyen de tester une note de cadrage est le la faire lire par une personne non avertie. Si le lecteur est capable de restituer le projet avec clarté, c’est que le commanditaire a réussi à exprimer son idée de projet.

Utilisation :

La note de cadrage est un document de synthèse issu de la rencontre du commanditaire et du chef de projet : la réunion de cadrage

La note de cadrage est le livrable de cette phase. Elle a pour objectif d’assurer au commanditaire et au chef de projet :

  • Partir dans la même direction
  • Etablir des règles de fonctionnement
  • Parler de la même chose
  • Retrouver sur le projet un intérêt mutuel
  • S’entendre sur une organisation

Informations à obtenir :

La note de cadrage contient toutes les informations qui sont nécessaires pour le chef de projet pour prendre en main le projet :

  • Qui est le client ?
  • Quels sont les objectifs ?
  • Quel est le délai ?
  • Quel est le budget ?
  • A quoi sert le projet ?
  • Quelle rentabilité est attendue ?

Un bon moyen de tester une note de cadrage est de la faire lire par une personne non avertie. Si le lecteur est capable de restituer le projet avec clarté, c’est que le commanditaire a réussi à exprimer son idée de projet.

Lire la suite de l’article chez Olsen Conseil

Stefan Csösz – http://www.olsenconseil.com
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