Planification

ProjectLibre, logiciel de gestion de projet gratuit et open source

29 janvier 2014

projectlibre_logoLe successeur d’OpenProj, logiciel libre basé sur Java, se veut tout simplement une alternative open source à Microsoft Project. En 2013, InfoWorld l’a classé dans ses « Best of Open Source Software » et Opensource.com « Top 10 open source projects for 2013″. ProjectLibre a déjà été téléchargé plus de 600 000 fois dans 200 pays.

Portée par ces succès, l’équipe de développement a l’ambition de livrer une solution de Portfolio Project Management nommée PPMLibre, ainsi qu’une version professionnelle de ProjectLibre dans les prochains mois, c’est à dire probablement dans le courant de l’année 2014.

L’équipe a déjà conduit plusieurs projets informatiques depuis l’époque des mainframes jusqu’aux premiers logiciels de gestion de projets disponible en mode web et intranet. La mise à disposition de ProjectLibre doit permettre d’accélerer le déploiement de logiciels non propriétaires de gestion de projet. La version 1.5.8 est totalement compatible avec les formats de fichier Microsoft Project 2010.

L’interface est basée sur les principes habituels des logiciels de gestion de projet, et présente une vue en mode calendrier (Gantt) et en mode réseau (PERT).

ProjectLibre_Gantt

Le logiciel est disponible sur la plateforme Sourceforge en version Windows, MacOS, RPM et Debian. L’installation peut nécessiter des droits d’administrateur sur le poste.

Lors de la création d’un premier projet, il est nécessaire de préciser le mode de planification avec la date de démarrage ou de fin. On peut ensuite passer à la saisie des tâches et des liens, ainsi que des ressources.

ProjectLibre_PERT

 

 

Lien de téléchargement :

http://sourceforge.net/projects/projectlibre/files/ProjectLibre/

 

Forum de ProjectLibre ouvert sur gestiondeprojet.com :

http://www.gestiondeprojet.com/forums/list.php?17

 

Documentation de ProjectLibre

https://docs.google.com/file/d/0B08DRNpPMjwJT053QzNJenBId1k/edit

Matrice WBS (suite)

17 mai 2010

On peut dire aussi que pour les études, on étudie des systèmes fonctionnels que l’on peut regrouper par destination sur l’ouvrage final. Si on appelle FBS les systèmes fonctionnels (Functional Breakdown System), le GBS les localisations sur le site (Geographical Breakdown Structure), et l’ABS les activités à déployer (Activity Breakdown Structure), on peut noter que l’on croise l’ensemble de ces structures arborescentes hiérarchique par la formule suivante :
Etudes = GBS x FBS x ABS
Pour les approvisionnements, on peut dire que l’on achète ou fabrique des équipements et matériels (PBS, Product Breakdown Structure) que l’on peut regrouper par localisation de destination, on écrit :
Approvisionnements = GBS x PBS x ABS
Pour la construction, on installe des équipements dans des zones géographiques, ou on y construit des ouvrages, on écrit :
Construction = GBS x PBS x ABS
Pour les essais, on teste les systèmes que l’on a étudiés par localisation. On écrit :
Essais = GBS x FBS x ABS
Puisque chaque phase est décrite par 3 dimensions, on peut schématiser l’ensemble des travaux à effectuer (WBS, Work Breakdown Structure) par le schéma suivant :
1
Pour la construction par exemple, une tâche sera à l’intersection des structures GBS, PBS et ABS. Une tâche est en fait un petit cube à l’intérieur du cube sous la phase.
2
Une tâche a des propriétés en termes de durée, successeur, ressources affectée…
Puis, vient se greffer l’organisation aux travaux (OBS, Organisation Breakdown Structure). C’est encore une structure arborescente hiérarchique composée de départements, services, disciplines, puis prolongée par les ressources nominatives ou génériques (RBS, Resource Breakdown Structure). L’OBS est matriciel par rapport au schéma ci-dessus, il englobe toutes les boîtes. Concrètement, c’est lorsque que l’on affecte des ressources au planning que l’on établie le lien entre toutes les structures.
Finalement, il y a donc une 5ième dimension pour décrire un projet : l’OBS. A noter que les lots de travaux se situent à l’intersection de l’OBS avec les 4 autres structures (GBS, PBS, FBS, et ABS).
Or une structure arborescente hiérarchique peut être représentée en 3D et projetée sur un plan, conformément à la figure ci-dessous :
3

Puisque qu’il y a 5 surfaces, on peut représenter le projet par une pyramide 3D (pentaèdre), comme présenté sur la figure suivante :
4
Les faces incorporant la projection des structures arborescentes hiérarchiques GBS, PBS, FBS, et ABS, et la base étant l’OBS. Une tâche planning est donc, dans cette représentation, une petite pyramide 3D à l’intérieur d’autres pyramides, à l’intersection de toutes les structures.
Dans structure par cubes on raisonne en termes de dimensions par phase, alors que dans cette vision, on raisonne en termes de projection sur des surfaces et pour l’ensemble du projet.
Il en résulte de l’extraction des petites pyramides 3D la liste des tâches structurée d’un planning (WBS, Work Breakdown Structure) et de la structure pour l’estimation et la gestion des coûts (CBS, Costs Breakdown Structure).
Un WBS de niveau 2 intègre 2 niveaux de GBS, PBS, FBS, et ABS, et ainsi de suite ; pour le CBS, le PBS est plus détaillé et l’ABS moins détaillé.

Jean-Yves Moine

La matrice WBS à quatre dimensions : « WBS Matrix » (première partie)

28 avril 2010

Quand il s’agit de planifier un projet de type EPC (Engineering, Procurement, Construction) comme une usine, un réseau de tramways ou autres, on sait qu’il faut commencer par le décomposer en éléments simples, d’une manière hiérarchique. On part du haut et on découpe le projet en tâches élémentaires pour bâtir ce que l’on appelle l’Organigramme des Tâches ou WBS, il s’agit ici des travaux à effectuer. On identifie aux nœuds du WBS les lots de travaux et on leur assigne un responsable unique.

Je propose une approche quelque peu différente.

Il a été constaté que tous les projets ont à peu près la même structure de découpage. Par exemple on commence toujours par étudier d’une manière générale puis détaillée, chaque discipline étudie les systèmes de sa spécialité. On achète toujours les équipements après la spécification, on regroupe parfois les commandes par lots de fournisseurs, on fabrique ou achète et on transporte des équipements, par lot aussi, on installe les équipements et matériels dans des zones géographiques correspondant à des localisations au sein de l’ouvrage, puis on teste à la fin les systèmes que l’on a étudié.

On peut imaginer le projet divisé par exemple 4 ensembles qui seraient : Etudes, Approvisionnements, Construction et Tests. Ce sont les phases du projet, qui s’enchaînent dans l’ordre chronologique et se lisent de la gauche vers la droite.
Matrice WBS 4D
Je dis simplement que les tâches du projet se situent à l’intersection de ces phases, les tâches peuvent être représentées comme des croix dans ces 4 ensembles.

Or les phases se composent de 3 sous ensembles en général. Et il est proposé de mettre un nom sur chaque sous ensemble. On appelle ABS la liste des activités à déployer, on appelle PBS la liste des produits, GBS la liste des zones géographiques, FBS la liste des systèmes à étudier et à tester, les Disciplines correspondent au métier (mécanique, électricité…), et on distingue aussi une notion de lots dans le sens regroupement.

Alors pour les études, comme on étudie des systèmes fonctionnels par discipline et que l’on déploie des activités (spécification, note de calcul, flow diagrams…), on peut écrire que les études peuvent se décomposer en 3 sous ensembles (Discipline, FBS, ABS) qu’il faut croiser pour obtenir la liste des tâches. On écrit : WBS études = Discipline x FBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

Pour les approvisionnements (consultations jusqu’à la fin du transport), on regroupe souvent les commandes par lots, les équipements et matériels en fait (le PBS). On a : WBS approvisionnements = Lots x PBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

Pour la construction, on monte et installe des équipements et matériels dans des zones géographiques. On écrit : WBS construction = GBS x PBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

Et enfin pour les tests, on teste les systèmes fonctionnels (FBS) par disciplines. On obtient : WBS tests = Discipline x FBS x ABS. La liste des tâches se situe à l’intersection de ces 3 sous ensembles.

On a donc 4 ensembles « phases » qui se divisent chacun en 3 sous ensembles.

Je dis simplement que la liste des tâches structurée se situe à l’intersection de tous ces ensembles.

Concrètement il faut raisonner avec des matrices, des tableaux à 2 dimensions mettant en relation toutes les listes. Par exemple, pour les études, on fait un tableau avec sur l’axe des x l’ABS et l’axe des y le FBS, et on met des croix quand il y a des activités à déployer sur les systèmes. Ensuite on fait un autre tableau avec sur l’axe des x les Disciplines et l’axe des y le FBS, et on met des croix quand un système appartient a une discipline. On met côte à côte ces 2 tableaux et on obtient un tableau à 3 dimensions. On en déduit la liste des tâches études en analysant toutes les correspondances. Il est possible de mettre un numéro d’ordre entre le FBS et l’ABS au lieu de mettre des croix, ainsi les tâches obtenues sont déjà pré-ordonnancées. On fait la même chose pour les autres phases.

Quand il s’agit de faire un planning, je propose d’utiliser cette méthode couplée à un petit programme VBA EXCEL permettant de générer toutes tâches. Il suffit alors d’importer la liste des tâches, avec leurs codes associés, dans l’outil de planification. Ceci permet d’obtenir rapidement des plannings très structurés.

Jean-Yves Moine