Archive pour le ‘Général’ catégorie

La problématique de la mise en place d’un système de gestion de la Valeur Acquise

20 octobre 2009

Je pense que la Valeur Acquise (VA) doit être gérée par le contrôleur de projet et non pas par le contrôleur financier.

La difficulté dans la mise en place d’un système de gestion de la VA, ce n’est pas la mesure de l’avancement physique mais bien la récolte des données concernant les dépenses, qui sont rarement en adéquation avec le planning. Le planificateur est en mesure de la calculer, la VA, ainsi que d’étaler le budget sur les tâches du planning, il est en mesure aussi d’étaler le Reste à Faire (RAF) sur les tâches planning, il ne lui manque que les dépenses.

La plupart des entreprises aujourd’hui font du contrôle de gestion et non pas de la Coûtenance. Alors la structure de gestion des coûts n’est forcément pas en rapport avec la structure du planning. En coûtenance en effet, les coûts sont consolidés sur le WBS ce qui constitue le CBS (Cost Breakdown Structure), alors qu’en contrôle de gestion les coûts sont accueillis par une structure plutôt orientée activité ou nature de coûts. Pour mettre en relation les structures planning et coûts, en pratique, il faut construire une base de données relationnelle, mais encore faut-il que le contrôle de gestion (L’Entreprise) ait la volonté de transmettre ces informations, parce qu’il y a un aspect de confidentialité des données financières. Alors, souvent, c’est le contrôle de gestion qui essaie de construire la courbe de la VA, puisqu’il dispose déjà du budget (non lié au planning) et surtout les dépenses : et c’est naturellement l’échec, puisque la VA (et le budget) n’est pas liée au planning.

Pour ce qui est de la trésorerie et du chiffre d’affaire (termes de paiement liés à des évènements positionnés dans le temps) : même problème en général. Le contrôle de gestion fait tout dans son coin, et le système n’est aucunement lié au planning, donc il n’est pas pertinent.

Il serait temps que les entreprises comprennent que le contrôle de projet est un métier à part entière, complémentaire au contrôle de gestion.

Jean-Yves Moine

Classeur de management de projets AFNOR

9 novembre 2008

Ce classeur à feuillets mobiles de l’AFNOR comprend plus de 1000 pages et des mises à jour trimestrielles. Il s’enrichit désormais avec des articles portant sur les outils de gestion de projet écrits par Jean-Yves Moine.
Ces articles d’une quarantaine de pages chacun, sont des sortes de « quick start » mais ils expliquent aussi les fonctions avancées des outils.
Sont déjà disponibles des articles portant sur MS Project 2003, PSN 8.5 et Primavera P6.
Je viens de finaliser celui sur MS Project 2007, essentiellement les deltas avec la version 2003.
A paraître, un article sur AMS Realtime Project v6 et Artemis 7.

Ci-après la table des matières de ce classeur:

- Concepts et principes du management de projets
- Les différents types de projets et leurs spécificités
- La culture projet dans l’entreprise : le management par projet
- La qualité du projet
- L’organisation du contenu et du déroulement du projet
- La configuration du projet
- Les délais du projet
- Les coûts du projet
- Le pilotage du projet
- Les risques du projet
- Les achats et approvisionnements dans les projets
- Les ressources humaines et la communication du projet

Information relevée sur le blog de J-Y Moine.

L’irréversibilité, un indicateur méconnu en gestion de projet

20 août 2007

Plus fréquemment utilisé en thermodynamique qu’en management de projet, la notion d’irréversibilité mérite que l’on s’y intéresse. L’irréversibilité croissante au cours de l’existence d’un projet est une caractéristique mentionnée dans les manuels et la littérature de gestion et de management de projet. Mais bien souvent, il s’agit d’une irréversibilité subie ou contingente plutôt que voulue ou gérée.

« Comment rendre le projet irréversible ? »

Le terme est plus souvent employé dans les projets politiques ou urbains. Ceux-ci ne se développent que sur des durées qui se mesurent en années ou dizaines d’années et ils sont très fragiles dans leurs phases initiales. Par nature, ils ont également vocation à être conduits par de nombreux acteurs et nécessitent généralement un large consensus parmi les personnes concernées pour aboutir. On comprend pourquoi, dans ces domaines, les initiateurs mettent tout en oeuvre pour enclencher de manière irréversible leur projet. Leur rôle est limité par le temps d’un mandat électoral ou leur présence à un poste clef qu’il est très rare ou très peu probable de conserver de longues années. Ils ne peuvent donc que donner l’impulsion initiale.

« Donnez le sahara à un mauvais chef de projet, et dans deux ans, il aura besoin d’aller acheter du sable ailleurs. »

Une autre dimension de l’irréversibilité est la conscience de plus en plus aïgue de la finitude des ressources que nous consommons. Certaines d’entre-elles sont renouvelables si elles sont correctement gérées, d’autres sont clairement limités. Le franchissement un seuil d’irréversibilité dans l’utilisation d’une ressource est un indicateur particulièrement pertinent mais trop souvent négligé. Le déclenchement de processus que l’on ne pourra plus arrêter est très souvent fait sans aucun contrôle ni maîtrise.

Enfin, dans le domaine de la gestion des coûts, la notion d’engagement irréversible peut-être utilement mise en avant dans les tableaux de bord, pour pondérer les différents postes d’un budget. Dans certains cas, cet éclairage peut être utile à la décision et compléter les représentations classiques « budget, engagement, paiement » et les calculs d’analyse de la valeur acquise.

Documentation de eGroupware en français par Frenchysoft

13 août 2007

eGroupware est un des nombreux logiciels PHP/MySQL Open Source à installer sur un serveur en mode intranet local ou extranet, sur le web. Ce logiciel rassemble dans un environnement avec un code d’accès unique de nombreux modules parmi lesquels se trouvent des forums, des gestionnaires de projets et de tâches, des carnets d’adresses etc…
La liste des logiciels similaires se trouve sur la fiche Framasoft de eGroupware.

L’avantage de ces logiciels est leur gratuité mais l’inconvénient est la complexité de mise en place, la difficulté du choix des modules adaptés à chaque situation et parfois l’absence d’interface et de documentation en français.

La société Frenchysoft met à votre disposition de la documentation en langue française sur ce logiciel libre eGroupWare – Gestion de projet.

Extraits du communiqué de presse de Frenchysoft :

« Frenchysoft est un éditeur de logiciels spécialisé sur la documentation en langue française qui doit accompagner les logiciels libres et open source.

Nous soutenons ainsi le travail de centaines de développeurs qui ont réussi à faire émerger des produits tels APACHE, MySQL ou PHP pour en faire aux yeux des professionnels de l’informatique des standards libres de droits, diffusés en toute légalité sans supporter de coûts de licences.

Pour répondre aux attentes des entreprises autour des logiciels libres et open-source, Frenchysoft complète son expertise en proposant comme les éditeurs dits « classiques » l’assistance requise auprès des utilisateurs.

Nous avons sélectionné dans le monde du libre eGroupWare – Gestion de projet dont nous avons assuré l’intégralité de la documentation technique, utilisateurs et guides de mise en œuvre.

Ce travail de longue haleine nous a permis de nous approprier l’ensemble des fonctionnalités de ce produit et nous pouvons à ce titre apporter notre expertise autour de ce logiciel.

Frenchysoft supporte actuellement la version 1.2 de eGroupWare – Gestion de projet. Celle-ci a été recettée et documentée par nos techniciens. La version 1.2 est considérée comme stable et peut être installée sur un serveur mis en production.

La documentation de la version 1.2 disponible pour la communauté se trouve sur le site Internet de Frenchysoft, sous le lien « Logiciels distribués », « eGroupWare », « Documentation ». Vous y trouverez certains « Guides de prise en main » sous licence Creative Common, ainsi qu’un « Manuel utilisateur » sous licence copyright.

Vous pouvez également télécharger un pack logiciel comprenant un serveur Apache, une base de donnée MySQL et eGroupWare, fonctionnant sur les systèmes d’exploitation Microsoft Windows.

De même, vous pouvez télécharger une « Aide en ligne » partielle, en langue française.

La version 1.4, sortie dernièrement, est actuellement à l’étude. Dès que celle-ci sera recettée, Frenchysoft la supportera et la mettra à la disposition de ses abonnés. De même que l’ensemble de la documentation mise à jour.

La politique de Frenchysoft est de proposer à ses clients que des versions dites stables, recettées et intégralement documentées. La mise à jour des logiciels supportés par Frenchysoft est incluse dans l’abonnement.

Frenchysoft propose divers services : un abonnement de support aux utilisateurs et des prestations ponctuelles. »

http://www.frenchysoft.fr

Certifications en gestion de projet

20 juillet 2007

La SMaP, société française pour l’avancement du management de projet est née il y a tout juste un an. Puisqu’ils en proposent une, c’est l’occasion de parler de certifications. 

Les employeurs et les employés, les clients et les fournisseurs ont depuis longtemps éprouvé le besoin de faire reconnaître leurs compétences, ou de s’assurer de celles de leurs interlocuteurs. Cette reconnaissance et cette assurance passe par une certification des personnes décernée par des organismes qui doivent :

  • Avoir une compétence reconnue,
  • Apporter des garanties d’impartialité,
  • Etre présents partout dans le monde.

La certification n’est pas un examen au sens universitaire. Elle en diffère :

  • Principalement par une durée limitée et des recertifications périodiques
  • Par une orientation vers les compétences pratiques
  • Souvent, par l’ exigence d’une expérience préalable dans le domaine
  • La certification se pratique dans de nombreux domaines et à tous les niveaux : Pilotes d’avion, soudeurs, auditeurs, etc. Les titulaires d’un certification en retirent

    • La possibilité de se distinguer des autres aussi bien dans la recherche d’un emploi
    • Un moyen de s’affirmer ses compétences auprès de son employeur
    • La possibilité de réussir ses projets en donnant confiance aux parties prenantes de ces projets

    Se faire certifier, c’est accepter

    • d’être évalué par une tierce partie
    • un référentiel d’évaluation externe, hors de sa « famille d’origine »
    • indirectement, d’entrer dans la compétition et la coopération au niveau national, voire international, de toutes façons au-delà des limites de son entreprise

    Faire certifier son personnel c’est

    • rationaliser le recrutement et la promotion internes
    • passer d’une formation qualifiante à une formation diplômante, bien plus motivante
    • s’obliger à pratiquer un recrutement externe sur des critères explicites
    • s’obliger à reconnaître les qualifications de ses meilleurs éléments, à ne pas craindre leur départ de ce fait

    Organismes de certification en France

    • SMAP, Société de Management de Projet (créée en juillet 2006)
    • AFITEP, Association Francophone de Management de Projet
    • PMI France, Project Management Institute, Chapitres français