Archive pour le ‘Méthodes’ catégorie

La simulation de gestion de projet : SIMULTRAIN, PRENDO et les serious games

23 octobre 2009

L’enseignement et l’apprentissage passent de moins en moins par des « cours magistraux » et la lecture de livres. C’est également vrai pour la gestion de projet, domaine particulièrement rebutant à présenter sous ses formes théoriques.
Les simulateurs de management de projet sont donc une façon concrète et ludique de s’initier à la gestion de projet.

Selon l’AFITEP :
Les simulateurs permettent de tester les machines et/ou protocoles d’utilisation dans de nombreux secteurs d’activité (automobile, aviation, bâtiment,…). Les simulateurs de projets proposent d’éprouver dans des conditions proches de la réalité les outils, méthodes et comportements sur lesquels s’appuie le management de projet.
cc by enil http://www.flickr.com/photos/enil

image cc enil Neil O’Halloran

Pour cela, plusieurs éditeurs de logiciels et organismes de formations proposent leur solutions. Parmi celles-ci, on trouve SIMULTRAIN :
SIMULTRAIN est un simulateur de formation en Management de Projet. Il permet à l’apprenant d’être confronté, en quelques heures seulement, aux situations et aux problèmes que l’on rencontre dans chaque projet. Grâce à SIMULTRAIN, les apprenants voient immédiatement les conséquences de leurs décisions et peuvent suivre l’évolution du projet en termes de coûts, de délais, de qualité, mais aussi au niveau humain.

On trouve également des scénarios et des outils également adaptés aux projets informatiques :

Inxéoz, SSII spécialisée dans la planification et le management de projets et Prendo, éditeur de logiciels de simulations (ou « serious games ») pour la formation professionnelle, dans les domaines de gestion de projet et de gestion du changement annoncent la signature d’un accord de partenariat commercial et technologique.
Inxéoz ajoute à son offre de management et de planification de projet toute la gamme de simulateurs de projet de Prendo. Celle-ci donne aux équipes participantes une opportunité de s’entrainer en utilisant une gamme d’outils et de techniques de gestion de projet incluant: l’analyse de risques et l’analyse des « stakeholders » (parties prenantes), l’évolution logique et l’analyse du chemin critique, la planification de projet, la budgétisation, le cash flow, l’affectation des ressources et aussi l’analyse de la valeur gagnée.

Extrait de l’article original sur itrmanager.com.

Ces nouveaux moyens d’apprentissages sont également appelés les « serious games ». Ils prolongent les simulations de « jeux d’entreprises » qui existent déjà depuis longtemps, en utilisant les technologies développées pour les jeux vidéos, jeux de rôles et d’aventures, qui mettent en scène des personnages et des situations dans un univers virtuel.

L’avancement de la construction

22 octobre 2009

Dans le cadre de la construction d’un ouvrage, sur le chantier, bien sûr il faut utiliser la technique « pondération d’items », c’est-à-dire pondérer les activités en fonction du nombre d’heures pour les réaliser, et consolider l’ensemble sur la structure WBS pour obtenir l’avancement d’un groupe de tâches ou de la phase construction.

Pour ce qui est de la mesure du pourcentage d’avancement physique de chaque tâche, et conjointement aux pondérations, il faut utiliser la technique « Unité équivalente », c’est-à-dire comparer les quantités réalisées par rapport à celles prévues. Par exemple, si 100 mètres linéaires de pose de voie ont été réalisées sur 1000 prévues, alors le pourcentage d’avancement physique est de 10%. Pour des tâches comme le terrassement on utilise l’unité mètre cube. En fonction de la nature de l’activité, on choisit donc une unité de mesure. Pour relever cet avancement, il faut mettre en place un système d’information, afin de reccueillir l’information. Chaque contributeur doit le renseigner de préférence de manière hebdomadaire.

De plus, il faut pouvoir disposer des heures dépensées, et ceci sur chaque tâche planning, voire sur des tâches enveloppant d’autres tâches, ceci afin de mesurer la productivité, d’identifier les risques délais et coûts, et tracer les courbes de la valeur acquise. De même, un système d’information est à mettre en place.

Jean-Yves Moine

Gantt et chemin de fer

18 octobre 2009

Je pense que les plannings Gantt et chemin de fer sont complémentaires. Aujourd’hui, avec les outils disponibles, et pour construire un diagramme chemin de fer, plus question de faire du dessin avec EXCEL ou même avec un logiciel dédié. Des interfaces entre par exemple MS Project et TILOS fonctionnent très bien.

Le diagramme de Gantt permet de piloter le projet, de bien analyser le planning en termes de liens logiques, de marges et de chemin critique.

Le diagramme chemin de fer permet d’ajuster le Gantt, en ce qui concerne le phasage des travaux, les durées des tâches. Il s’agit de faire en sorte que les pentes des activités soient homogènes d’une zone à l’autre, c’est-à-dire les rendements ; de plus ce diagramme permet de voir si les lignes de front ne se croisent pas. Les temps de mobilisation et démobilisation des équipes, ainsi que le blocage de zones, sont aussi visibles et planifiés (forme de l’activité).

Le Gantt pilote donc le chemin de faire, et de nombreux aller-retour sont nécessaires pour obtenir un planning de qualité.

Jean-Yves Moine

L’affectation des ressources d’équipe

16 octobre 2009

Sur un grand projet industriel, il est difficile de prévoir toutes les ressources pour réaliser les travaux, en particulier dans la phase de construction. Alors, il est illusoire de les recenser dans le détail très en amont, afin de les affecter sur les tâches du planning, comme les logiciels de planification le permettent.

« L’astuce », c’est d’affecter des ressources d’équipes, plutôt que des ressources élémentaires.

Chaque tâche planning construction est en effet réalisée par des spécialistes de la discipline concernée. On peut alors prévoir une ressource d’équipe pour chaque type de tâche, ce qui permet de voir directement, avec l’outil, les profils d’utilisation des équipes (besoin en ressources), les surcharges et risques délais. Pour ce faire, il faut faire en sorte que la charge de travail (par exemple en jours) soit égale à la durée de la tâche, de manière à avoir une capacité égale à 1 (100%) par unité de temps (jour par exemple). Avec un logiciel comme MS Project, il suffit de définir les tâches avec une « Capacité » fixe. Ensuite, le plan de charge obtenu peut très bien être détaillé sous EXCEL, en spécifiant les fonctions qui accomplissent le travail.

On obtient ainsi des plannings chargés, ce qui, avec la puissance des outils de planification, permet de lisser et de niveler la charge, afin d’optimiser le planning.

Jean-Yves Moine

Diagramme temps-temps ou courbes à 45°

12 octobre 2009

Le diagramme temps-temps ou Courbe à 45° est une représentation très utilisée pour suivre l’évolution de jalons ou de tâches planning, et apprécier leur tendance. L’axe de x correspond aux périodes de mise à jour, et l’axe des y aux dates réelles. Si tout se passe comme prévu, les courbes correspondant aux activités suivies vont tout droit, horizontalement. Quand un retard est avéré, elles montent. Dans les projets, ces courbes ressemblent quelques fois à des exponentielles… Parfois y=x est une asymptote… Quand le jalon ou la tâche est atteinte : y=x. Les courbes ne peuvent pas passer à travers la courbe de référence y=x.

Diagramme temps-tempsJean-Yves Moine