Archive pour le ‘Auteurs de référence’ catégorie

Manuel de gestion de projet AFNOR par Jean-Yves Moine

12 juin 2009

Note de l’AFNOR

Jean-Yves Moine, spécialiste et praticien en gestion de projet, a écrit  » le livre qu’il aurait souhaité acheter ! « .
C’est dire que cet ouvrage devrait répondre aux besoins de tous ceux qui sont confrontés aux tâches de structuration et de gestion d’un projet industriel. Conçu selon une approche chronologique qui suit les étapes de modélisation et de pilotage d’un projet, ce manuel est rédigé dans une perspective opérationnelle. Textes rigoureux, courts, nombreuses figures, explications précises sur les méthodes de coûtenance, de planification et de risques : écrit dans un esprit pédagogique, ce livre n’oublie pas de prendre en compte les principaux logiciels de gestion de projet (MS Project(r) entre autres) utilisés par les professionnels.
Ce manuel deviendra l’ouvrage de référence d’un grand nombre de spécialistes tels que : responsables de projet ; chefs de projet ; contrôleurs de projet ; ingénieurs, managers ; étudiants en écoles d’ingénieur et de commerce ; consultants et formateurs en management et gestion de projet ; professionnels préparant les UV AFITEP.

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Ce livre a été publié le 25 août 2008.
Ce qu’il y a de nouveau c’est surtout l’approche de structuration de projet prenant en compte toutes les structures, et notamment leurs imbrications – très structurante. C’est une approche à la française, le lot de travail est le dernier élément du WBS, et non au croisement de l’OBS et du WBS… D’ailleurs je pense que c’est lorsque que l’on affecte des ressources sur les tâches planning que l’on relie l’OBS, prolongé par le RBS, au WBS.
Je parle également de l’analyse Monte Carlo, que l’on trouve nul part.
Ce livre traite des coûts, délais et risques qualitatifs et quantitatifs, d’un point de vue théorique et pratique. Tout est dans un seul bouquin. C’est un livre de synthèse, avec plus de 150 illustrations et des textes courts.

J’ai aussi inventé l’analyse fonctionnelle de la gestion de projet. De plus, pour la première fois à l’AFNOR, il y a aussi une partie pratique avec une aide sur MS Project (dont la mise à jour du planning utilisant les dates réelles). Le livre se base assez largement sur le PMBOK.
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UN PEU D’HISTOIRE
La recherche opérationnelle : l’outil mathématique
La méthode PERT : la gestion des premiers grands projets industriels
Les évolutions de la méthode PERT

L’ORGANISATION DES PROJETS
Le projet industriel
La typologie du projet
Les structures organisationnelles
L’ingénierie concourante
Les tâches du chef de projet
Les tâches du contrôleur de projet

L’ANALYSE FONCTIONNELLE DE LA GESTION DE PROJET
Introduction
Liste des fonctions du chef de projet
Liste des fonctions de contraintes
Conclusion

L’ANALYSE ET LA STRUCTURATION DE PROJET
Contexte
Présentation du projet
Diagrammes des livrables
Diagrammes de flux
ABS
PBS : Quoi?
Matrice WBS
Phases du projet
WBS : Comment ?
Planning directeur
GBS : Où?
Disciplines
Double structure orientée WBS
Triple structure orientée WBS
Organisation OBS
Ressource RBS
Responsable des lots .RBS versus WBS
CBS : Comment ?
Estimation des coûts
Validation du budget planning
Création des lignes budgétaires
Fiches de lots
Synthèse de la démarche de structuration d’un projet

LA MISE EN PLACE DU REFERENTIEL
La planification initiale
L’estimation des coûts
Les budgets des coûts
L’initialisation des risques qualitatifs

LES METHODES ET LES OUTILS DE PILOTAGE
Préambule
Les courbes en S
La mise à jour du planning
La méthode du reste à faire
La méthode de la valeur acquise

LES RAPPORTS ET LES INDICATEURS
Rapports délais
Rapports coûts
Rapports risques

LE PLAN DE MANAGEMENT DE PROJET
La préconisation du plan PMP, AFITEP
La préconisation du plan PMP, de cet ouvrage

L’UTILISATION DE MS PROJECT
Créer un planning initial
Mettre à jour un planning
Gérer les ressources et les coûts

TESTEZ VOS CONNAISSANCES
En planification opérationnelle
En coûtenance
En maîtrise de risques
Réponses aux questionnaires

Le potentiel catastrophique de Charles Perrow

29 octobre 2007

Charles Perrow est un sociologue de renom, théoricien des organisations. Il a exercé à l’Université de Pittsburgh et il est aujourd’hui « Professor Emeritus of Sociology » à Yale.

D’après sa biographie personnelle résumée sur le site internet de Yale, ses thêmes de recherche sont ou ont été :

  • Le développement de la bureaucratie au XIXème siècle,
  • les mouvements radicaux des années soixantes,
  • les théories marxistes de l’industrialisation et des crises contemporaines,
  • les accidents dans les systèmes à risque tels que les centrales nucléaires, les transports aériens, les recherches sur l’ADN et les usines chimiques,
  • la protection des infrastructures critiques des Etats-Unis,
  • les perspectives pour les organisations démocratiques du travail (« democratic work organisations »),
  • les origines du capitalisme américain.

Ses ouvrages les plus récents, malheureusement non traduits en français, concernent la gestion des risques.

On y trouve en particulier ce schéma du potentiel catastrophique, particulièrement éloquent :
Charles Perrow

Le concept d’accident normal 

Charles Perrow a développé le concept d’accident normal et s’est interrogé sur le « potentiel catastrophique » propre aux organisations mettant en oeuvre des technologies à hauts risques (centrales nucléaires, usines chimiques, aéronautique, etc.). Son travail repose sur la complexité organisationnelle, sur les modes de structuration et de fonctionnement des organisations qui, selon lui, tendent à rendre « normale » la survenue d’accidents graves. Il mets en évidence les mécanismes endogènes de production des accidents majeurs.

« Organisations à hauts risques et « normal accidents ». Point de vue de Charles PERROW », – Actes de la quatorzième séance du Séminaire du Programme Risques Collectifs et Situations de Crise du CNRS, organisée au CNRS – Campus Michel Ange à Paris le 2 juin 1999 – Grenoble (CNRS), septembre 1999.

Le paradoxe : trop de savoir engendre de l’insécurité 

Les grandes installations dangereuses sont présumées des systèmes étanches, alors qu’ils peuvent être trahis par l’environnement, ou par leur propre complexité : lors de la formation de la bulle d’hydrogène explosive dans la centrale nucléaire de Three Mile Island (le 28 mars 1979), les opérateurs furent submergés de fausses informations par le dispositif de sécurité. Le paradoxe de Perrow : « trop de savoir engendre de l’insécurité » peut ainsi s’étendre à nombre de grands systèmes techniques, trains, avions, réseaux de toutes sortes.

Le grand théâtre des experts du risque, article de Denis Duclos dans Le Monde Diplomatique, juin 2002.